Le génocide au Rwanda est un génocide qui a eu lieu du 6 avril
au 4 juillet 1994 au Rwanda. Il fut commis une guerre civile opposant
le gouvernement rwandais constitué de Hutu contre le Front
patriotique rwandais (FPR). Ils ont été accusés par les autorités
d'être tutsi. Le 1er octobre 1990, des Rwandais du FPR décident de
se regrouper et de revenir au pays à partir de l'Ouganda, et de
reprendre le pouvoir par les armes. Cependant, les autorités
rwandaises ont eu une double stratégie, se défendre avec l'armée
contre l'agression militaire du FPR et tuer tous les Tutsis à
l'intérieur du Rwanda. À cette fin, les Hutus ont eu leur objectif
génocidaire envers les Tutsis.
L'ONU estime qu’environ 800 000 Rwandais ont été tués durant
ces 3 mois, en majorité des Tutsis. Par le fait même, les Hutus
considérés solidaires aux Tutsis ont été tués comme traitres à
la cause hutue. Ainsi peut-on dire qu’en 100 jours ce fut le
génocide le plus rapide de l'histoire.
La discrimination entre Hutus et Tutsis a atteint un point
culminant en 1994. Cette discrimination s’est construite dans la
population du Rwanda à partir de 1894 (Date d'arrivée des premiers
Européens et du roi tutsi du Rwanda).
Au XXe siècle, les colonisateurs allemands de l'époque croient
percevoir une supériorité génétique sur les Tutsis. Selon eux,
les Tutsis se distingueraient par leur intelligence et leur trait,
contrairement aux Hutus qu'il considérait comme inférieurs.
Les Belges, qui héritèrent de cette colonie après leur victoire
sur les Troupes de protection de l'Afrique orientale allemande à la
fin de la Première Guerre mondiale, remirent aux Tutsis pour assumer
l'autorité, même dans le nord-ouest du Rwanda où régnait une
monarchie dominée par des Hutus. Ce choix a été encouragé par la
Société des Nations qui a confié la tutelle du Ruanda-Urundi à la
Belgique.
Les Tutsis sont donc les seuls à pouvoir avoir des études et la
gouvernance. Étant donné que les Hutus et la petite partie de Twa
sont cantonnés aux activités d'une population africaine.
Les missionnaires catholiques et protestants qui étaient aux
ordres de leur autorité religieuse et pas de la Société des
Nations. Ils ont effectivement ouvert des écoles pour tous les
enfants africains. La formation des prêtres sera ouverte aux Hutus
d'autant plus qu'aux Tutsis.
En 1931, une carte d'identité est mise par l'Administration belge
pour savoir si c’est un Tutsi, Hutus ou Twa. La carte d'identité a
joué un rôle sur l'origine extérieure des Tutsis à partir de
1959, discrimine les Tutsis et justifie leur élimination du pays.
Les colonisateurs allemands et leur successeur belge ont figé la
structure de la société rwandaise en organisant des rapports
raciaux. Lorsque le Rwanda est devenu indépendant, un renversement
d'alliance se déclenche contre les Tutsis entre les colonisateurs et
les Hutus. Les Hutus n'aiment pas les Tutsis, car eux seuls ont eu le
droit au pouvoir durant le dernier siècle.
Les Hutus ont eu leur objectif génocidaire envers les Tutsis.
Dans les années 60, le FPR tente plusieurs retours et il a été
repoussé par l'armée rwandaise. Ensuite, elle a fait des massacres
dans la population tutsie qui est restée au Rwanda. En premier lieu,
le massacre au Rwanda tue en 1963 entre 8000 et 12000 hommes, femmes
et enfants. En second lieu, en 1972, au Burundi, un massacre de Hutus
tue environ 200 000 personnes par l'armée burundaise composée en
majorité de Tutsis. En 1973, le pouvoir du président Grégoire
Kayibanda s'affaiblit. Compte tenu de ce qui précède, des massacres
ont lieu dans des établissements scolaires alors les professeurs et
élèves tutsis sont exclus des écoles. Par ailleurs, Juvénal
Habyariman prend le pouvoir après un coup d'État.
Juvénal Habyarimana passe des accords de coopération militaire
pour la formation de la gendarmerie en 1975. Jusqu'à la fin des
années 80, les Tutsis sont limités dans leur accès aux services
administratifs, mais certains hommes d'affaires tutsis bénéficient
d'une liberté quand le régime a besoin d'eux. Cependant les
assassinant des Tutsis restent toujours impunis.
Le 6 avril 1994, Juvénal Habyarimana et le président du Burundi
et plusieurs hauts responsables du
Rwanda et du Burundi ont été tués.
Un missile sol-air a frappé leur Falcon 50 lors de leur
atterrissage. Le lendemain les extrémistes hutus ont enlevé les
éléments modérés du gouvernement et exterminé les Tutsis. Selon
la première théorie, ce serait Paul Kagamé, le chef du FPR qui
aurait fait l'attentat, selon la deuxième ce serait des extrémistes
hutus, qui voulait faire capoter les accords d'Arusha.